CLEM : Quand les stations de mobilité font un nouveau pas en avant vers la transition énergétique

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Lors de la conférence RTE qui s’est tenue à la Défense le 29 janvier dernier, Bruno Flinois Président de Clem’, a expliqué comment sa technologie permet de transformer des stations de charge en stations de mobilité intelligentes et ainsi, de diminuer l’empreinte carbone des déplacements dans les villes. Une ambition qui appelle à la collaboration entre plateformes de mobilité et plateformes d’énergie.

Le réchauffement climatique est un problème global à forte implication locale : villes, entreprises, habitats … Tous les acteurs de la smart city sont concernés. Le transport étant la source principale d’émission carbone, l’Union européenne s’est accordée en décembre dernier pour réduire de 37,5% les émissions des voitures en CO2 d’ici 2030.

Pour aider les acteurs des smart cities à répondre à cet enjeu, Clem’ a conçu une offre technologique innovante et inédite qui transforme chaque point de charge en une station de mobilité intelligente. Ayant opté pour un modèle B2B2C, Clem’ gère les véhicules électriques et les stations de charges qui appartiennent aux collectivités et entreprises. L’entreprise a développé et propose une technologie compatible et interopérable avec tous les modèles de véhicules et toutes les stations de charge. Elle mise sur la collaboration entre des plateformes d’énergie et des plateformes de mobilité pour le développement des services concourant à relever les défis posés par la transition énergétique.

Une offre inédite, interopérable, non-intrusive, connectée et agnostique

Clem’ propose en effet une carte universelle qui permet d’accéder et de piloter n’importe quel type de borne, en s’appuyant entre autres sur le protocole OCPP (open protocole) pour les échanges de données. Cette carte compatible avec toutes les bornes de charge et les règles de gestion de l’énergie, garantit l’interopérabilité via le Gireve et offre les fonctionnalités de supervision attendues par les collectivités. Ainsi une collectivité peut-elle voir l’énergie qui circule, contrôler l’usage et avoir une alerte si un véhicule est branché depuis longtemps sans se charger. Au-delà de l’intérêt de remettre immédiatement et sans attendre la mise à jour ou la reconfiguration des bornes de voirie, les premiers calculs démontrent que la solution est rentabilisée dès la première année de service.

Clem’ a également développé une plateforme pour bâtir et proposer des services et des application smartphone de mobilité aux citoyens et usagers. Ainsi, les usagers voient en temps réel la disponibilité de chaque station pour éviter de tourner sans trouver de place libre. De leur côté, si les collectivités le souhaitent, Clem’ peut actionner les fonctionnalités de paiement, les adapter aux usages et reverser le revenu de la consommation d’électricité à la collectivité.

Déjà plus de 200 points de charge en Ile-de-France et 600 en France sont équipées de cette technologie. De surcroît, fin 2018, Clem’ a pu démontrer sa capacité à repiloter une borne ex-Autolib’ en moins de 2 heures. Une solution technologique qui pour quelques centaines d’euros permet de reprendre le contrôle d’un point de charge, des led de disponibilité, de l’écran, du lecteur de carte…

3 exemples qui illustrent la forte expertise MAAS et la valeur ajoutée apportées par Clem’ :

#1 : Marne-la-Vallée

Ce modèle péri-urbain de mobilité repose sur un mix entre un usage professionnel et privé, complémentaire aux transports en commun. Clem’ opère localement 73 stations accueillant différents types de VE (Peugeot iOn, Nissan Leaf, Renault Zoe, Nissan Env 200, Renault Kangoo ZE) et de bornes de charge. Aujourd’hui, le service compte plus de 16 abonnés par véhicule, chaque véhicule étant utilisé plus de 4 heures par jour. Le coût récurrent pour les communautés de Commune de Marne La Vallée est en-dessous du coût d’un seul et unique bus !

#2 : Vule avec la Ville de Paris, une solution d’autopartage de VE dédiée aux commerçants.

Les villes cherchent toutes à limiter le nombre de véhicules utilitaires légers en offrant des alternatives intelligentes, efficaces et pratiques. C’est tout à fait réalisable. A Paris, dans le quartier de Montorgueil, Clem’ a permis le déploiement d’un service d’électromobilité à l’attention des commerçants tenant compte des attentes qu’ils avaient exprimées en termes de type de véhicule, de prix, de planning et d’usage.

#3 : BienVEnu projet développé avec Enedis, Paris-Région et l’Ademe

Le démonstrateur créé dans le cadre de ce projet exploite des solutions innovantes pour optimiser la recharge de VE et promouvoir l’usage des VE au sein de l’habitat collectif. Tous les partenaires ont décidé de collaborer avec le protocole OCPP et le connecteur OCPI  qui constituent les bases d’une solution ouverte et durable. Le rôle-clé joué par les espaces de parking dans l’habitat collectif pour la recharge électrique et les services de mobilité a aussi été démontré. Les résultats observés conduisent en effet à plusieurs recommandations : avoir 20% des parkings équipés de station de charge ; proposer une charge standard pour les besoins résidentiels (3.5- 7kva) ; et charger de façon intelligente avec de la « recharge séquentielle ».
En plus de l’équipement de charge, le service d’autopartage permet de réduire le nombre de places de stationnement (1 véhicule partagé remplace 9 places de stationnement) tout en promouvant l’usage des VE et en accélérant la transition (encore trop lente).

L’innovation conçue par Clem’ participe à la promotion et à la mise en œuvre des mobilités bas carbone. Le futur s’écrira grâce à la collaboration entre les plateformes d’énergie et les plateformes de mobilité comme Clem’, tout en impliquant le consommateur dans une démarche responsable, capitalisant sur « l’expérience prosumer ».

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